Faire un baptême de plongée en Guadeloupe

jeune-plongeur-baptemeHeureux voyageur, vous avez choisi la destination Guadeloupe, profitez en pour découvrir la plongée sous marine en mer des caraïbes

Mais c’est quoi un BAPTÊME de plongée?

Dans une pédagogie de la plongée rigoureusement cartésienne, le baptême devrait se situer après un certain nombre d’exercices préalables d’aisance dans l’eau et d’accoutumance progressive au matériel. Dans le cas particulier, depuis plusieurs années, le cartésianisme semble céder le pas à un pragmatisme plus libéral en matière de baptême de plongée. Les enseignants actuels, dans l’ensemble, préconisent pour le néophyte le baptême a priori avant même de commencer les exercices préparatoires à la plongée bouteille. Cette façon de procéder a l’avantage de permettre au débutant de découvrir, même de façon mineure, les possibilités de la plongée autonome et, partant, de conforter son envie de connaître le monde subaquatique — ce que nous espérons — ou, peut- être, de renoncer à la conquête du troisième continent. S’il persévère, il supportera, sans conteste, avec une motivation affirmée, certains exercices parfois ingrats de l’entraînement préparatoire à la plongée sous marine. Il convient toutefois de définir le « baptême » d’une manière très précise : c’est la première incursion subaquatique en exploration autonome. Le fait marquant et particulièrement important est que, pour la première fois de sa vie d’homme terrien, le « baptisé » va pouvoir respirer dans l’eau. Il faut qu’il puisse faire cette expérience sans encourir le moindre risque. D’où des conditions matérielles bien précises pour le déroulement d’un baptême de plongée en Guadeloupe (voir ici). Le fond ne sera pas supérieur à 3 m à 6 m, visible de la surface, ce qui suppose une eau claire (la plupart du temps en Guadeloupe), et la durée d’immersion ne doit pas être trop longue. Pour le baptême d’un néophyte total dans l’eau chaude de la mer des caraïbes, ne nécessitant pas le port d’un vêtement isothermique (facteur perturbant), est préférable; la piscine convient parfaitement au baptême, mais il y a beaucoup moins de choses à voir!. Le baptême peut aussi s’effectuer dans d’excellentes conditions en mer depuis un quai par exemple, d’un bateau ou même en partant du bord d’une plage. Il apparaît indispensable (tout de même) que le candidat au baptême sache nager. (On a déjà certes « fait » plonger des non-nageurs, mais il est tout de même préférable que le nouveau plongeur sache un minimum nager.) Dans la majorité des cas, le « baptisé » — surtout s’il n’a aucune expérience de l’utilisation masque, palmes et tuba — se comportera de manière passive en se contentant d’imiter les gestes du moniteur sur lequel il a reporté toute sa confiance. D’où la règle pour un baptême : un moniteur ne s’occupe que d’un seul élève.

Avant l’immersion

Le moniteur décrit de manière succincte, et sous l’angle de son utilisation pratique, le matériel. Il explique la nécessité d’équilibrer la cuve du masque et les oreilles, et les manœuvres qui permettent d’y parvenir (insister sur le fait qu’on ne doit pas ressentir de sensation douloureuse de pression au niveau des tympans et des sinus; insister particulièrement sur le libre jeu de la respiration, le fait de ne jamais bloquer la respiration et de toujours penser à souffler). Il faut rappeler à l’élève que sous l’eau on ne peut pas parler ; lui apprendre et lui faire exécuter les deux premiers signaux du code de communication « ça va » et « ça ne va pas ». Décrire ensuite le déroulement du baptême pour que l’élève n’éprouve pas dans l’eau une impression d’improvisation. Le baptême doit se dérouler, si possible, comme un scénario bien réglé dont on lui a donné le synopsis. Bien entendu, la réalité de la plongée en Guadeloupe ne correspondra pas exactement à l’image que s’en était faite l’élève — heureusement d’ailleurs, car, si tel était le cas, où serait le plaisir de plonger… Ce qui importe, c’est que le néophyte ne soit pas perturbé par une situation insolite pour lui durant cette première immersion pour qu’il puisse « découvrir » le scaphandre en toute quiétude psychologique.

Le baptême joue un rôle primordial dans l’acquisition de la confiance.

L’exposé préalable à la mise à l’eau — quelques minutes — ne doit pas s’encombrer de détails inutilement superflus : il doit être précis et compréhensible, concret et pratique. Cet exposé a certes pour but de fournir au débutant le bagage technique — minime — nécessaire pour ce baptême, mais aussi de le détendre et de le sécuriser. Le rôle du moniteur de plongée sous marine est de convaincre son élève qu’il va exécuter un exercice « sérieux mais facile » qu’il a toutes chances de réussir. Plus d’info sur cette communauté >  

Pendant l’immersion

La façon la plus rationnelle d’immerger un néophyte est d’utiliser une échelle de plongée (l’élève descend le dos tourné vers l’eau) — sauf si le départ du baptême s’effectue l’élève ayant pied… Un cordage lesté d’une gueuse (pendeur) servira de trait d’union entre l’échelle et le fond. Le « baptisé » s’habitue à respirer dans l’embout sur les barreaux de l’échelle (le moniteur déjà dans l’eau, en surface, à côté de l’échelle, vérifie la bonne ordonnance de l’équipement), puis s’immerge lentement en conservant l’appui des mains sur le premier barreau immergé et la tête hors de l’eau. Il immerge sa tête et prend conscience qu’il peut respirer dans le milieu. Après quelques instants d’accoutumance, la descente peut commencer. Le moniteur se déhale lentement sur le pendeur en guidant l’élève; il lui mime le geste d’équilibrer les oreilles, lui demande fréquemment si ça va et exige que le jeune plongeur lui réponde. Dans la majorité des cas, la descente s’effectue en position verticale, les pieds les premiers, le long du pendeur; l’expérience semble démontrer qu’un débutant parvient plus facilement à équilibrer les oreilles dans cette position qui lui est naturelle dans sa vie aérienne. Si les oreilles « passent » bien, le baptisé ne se rend compte qu’il est au fond que lorsqu’il le touche du pied… En fonction de l’aisance et du comportement de l’élève, le moniteur de plongée lui fait faire une petite promenade. Si le baptême se déroule en milieu marin, exploiter l’environnement et ne pas oublier de « montrer » à l’élève tout spécimen de flore et de faune rencontré au cours de la promenade en mer des caraïbes. Ces « découvertes » peuvent paraître banales ou même dérisoires au regard du mentor blasé : qu’il se souvienne alors de ce vers de Paul Valéry et qu’il sache « qu’elles instruisent l’œil à regarder comme encore jamais vues toutes choses qui sont au monde… » ce qui est bien souvent le cas pour le baptisé. Durant la promenade, le moniteur peut tenir son élève par la main ; ce contact lui permet de percevoir sa décontraction ou sa nervosité, de contrôler ses déplacements et souvent de les faciliter… il sécurise le néophyte en renforçant la présence du compagnon. La promenade se terminera par une remontée progressive qui ramènera l’élève à l’échelle de départ. Revenu « sur terre », le néophyte ne manquera pas d’extérioriser ses premières impressions et de poser de nombreuses questions… Et c’est très souvent ainsi que commence une nouvelle carrière sous-marine.   Le baptême que nous venons de décrire est celui du débutant complet, simple nageur n’ayant jamais utilisé masque, palmes et tuba. Il est évident que le baptême en Guadeloupe peut, dans son déroulement, revêtir des aspects différents s’il s’adresse à un sujet préalablement entraîné à la plongée libre ou à un chasseur sous-marin chevronné. Il faut cependant, à notre avis, lui conserver son caractère d’initiation, en particulier pour la profondeur limitée à 3 m, profondeur maximale pour un plongeur respirant pour la première fois de l’air comprimé. Cette attitude restrictive pourra paraître exagérément prudente et timorée à certains, voire ridicule si l’on prend comme exemple le cas d’un chasseur sous- marin habitué à chasser par 20 m de fond, « promené » à 3 m durant 10 mn… Voir des vidéos de plongée bouteille Même dans ce cas, cette façon de procéder ne nous paraît pas ridicule, car un baptême de plongée ne doit pas être autre chose… ou alors il ne s’agit plus d’un baptême ! Pour en revenir au chasseur, il n’est pas inconcevable que, une heure après son baptême, le moniteur lui fasse faire au cours d’une première plongée la plupart des exercices de sécurité et une exploration sous marine à 20 m. Cette éventualité de « formation accélérée » est parfois réalisable; elle est déterminée par l’aquaticité du chasseur et le jugement du moniteur. Il est certain qu’un chasseur confirmé, ayant déjà résolu en plongée libre la plupart des « problèmes » de la plongée bouteille est préparé pour progresser à grands pas dans cette technique. En outre, on ne peut pas considérer qu’un baptême, donné avant toute formation préalable, fasse appel à la technique individuelle du baptisé, ce dernier se contentant, le plus souvent, de subir sans grande initiative personnelle. C’est pourquoi nous avons été un peu embarrassés pour le situer à une place intangible dans une progression d’enseignement. Après réflexion, il nous a semblé logique de le considérer comme prémisse à la technique individuelle du plongeur.

Choisir son club pour un baptême en Guadeloupe

Tous les centres de plongée sous marine en Guadeloupe propose des baptêmes. A vous de voir lequel vous plaira le plus car le moniteur a une grande importance pour cette première immersion, la confiance, la détente, le sourire. Quelques liens vers des clubs reconnus pour leur professionnalisme ou des sites proposant des listes de centre pour plongeurs en Guadeloupe:  

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